Niveau Externe

 

 

Infectiologie

 
 

Madame B. 79 ans

Anamnèse

Depuis environ une semaine, la patiente présente des céphalées avec frissons, perte d'appétit, toux grasse non productive, puis apparition de difficultés respiratoires progressives.

Elle est adressée aux urgences par son médecin traitant.

Médicaux

• HTA

• Cardiopathie ischémique stentée

• Diabète de type 2

• Probable BPCO post tabagique

• Tabagisme actif

• Dyslipidémie

Chirurgicaux

• Aucun

Mode de vie

• Vit seule à Nice, en appartement; Une fille.

• Score de Fragilité : 2

• Pas de voyage récent.

• Pas d'animaux de compagnie.

 

Traitement habituel

• FUROSEMIDE 20 mg ×1

• NEBIVOLOL 5 mg ×1

• METFORMINE 700 mg 1/2 cp ×2

• IVABRADINE 5 mg 1/2 cp ×2

• ASPIRINE 100 mg midi

• AMLODIPINE 5 mg ×1

• PERINDOPRIL 5 mg ×1

• PANTOPRAZOLE 40 mg ×1

• EZETIMIBE

• ROSUVASTATINE 10 mg ×1

• UVEDOSE

Scope 72 bpm
Scope 72 bpm
Constantes monitorées
Sous Oxygénothérapie 8 L/mn
Saturation initiale à 85 % en air avec lèvres cyanosées
Température corporelle à 36.6 °C

Examen Neurologique

Consciente, cohérente, score de Glasgow 15
Absence de céphalée, nuque souple
Absence de déficit moteur ou sensitif
Absence d'anomalie pupillaire

Examen Cardio-vasculaire

Bruits du coeur réguliers sans souffle
Absence de précordialgies ou douleurs thoraciques
Absence de turgescence jugulaire
Absence d'oedème des membres inférieurs
Mollets souples et indolores
Marbrures des jambes

Examen Pulmonaire

Polypnée superficielle à 28 cycles/mn
Tirage sus-claviculaire
Encombrement bronchique
Râles bronchiques
Foyer de crépitants avec souffle tubaire basal gauche

Examen Uro-néphrologique

Diurèse conservée
Absence de brûlures mictionnelles
Urines jaune foncé

Examen Abdominal

Abdomen souple, dépressible
Bruits hydro-aériques perçus
Absence d'hépatomégalie

Examen cutanéo-muqueux

Absence de purpura
Absence de lésions cutanées

0.00 0.00 Aucun Aucun
0 0 0 0
Coût et diagnostics Synthèse en direct
Coût total
0.00
Diagnostic principal
Aucun
Diagnostic secondaire
Aucun
Diagnostics associés
Aucun
Score cas clinique
0/15
Score QCM
0/15
Score total
0/30
Résultats pathologiques 0 résultat
Aucun résultat pathologique détecté.

Sodium = 126 mmol/L

Potassium = 3.45 mmol/L

Chlore = 87 mmol/L

Potassium = 3.45 mmol/L

Sodium = 126 mmol/L

Potassium = 3.45 mmol/L

Chlore = 87 mmol/L

Bicarbonates = 20 mmol/L

Protides = 71 g/L

Créatinine = 223 mmol/L

Urée = 21.7 mmol/L

Calcium = 2.22 mmol/L

Glucose = 9.39 mmol/L

Albumine = 32 g/L

Phosphore = 1.14 mmol/L

Magnésium = 0.88 mmol/L

pH (T° patient) = 7.406

pCO2 (T° patient) = 36.6 mmHg

pO2 (T° patient) = 69.4 mmHg

Bicarbonates = 23.2 mmol/L

Hémoglobine totale = 12.5 g/L

Hématocrite calculé = 38.4 %

Saturation en O2 = 94.2 %

Carboxyhémoglobine calculée = 1.1 %

Methémoglobinémie = 0.7 %

Lactate sang artériel = 0.8 mmol/L

pH (T° patient) = 7.4

pCO2 (T° patient) = 38.9 mmHg

pO2 (T° patient) = 35.4 mmHg

Bicarbonates = 23.0 mmol/L

Hémoglobine totale = 12.5 g/L

Hématocrite calculé = 38.4 %

Saturation en O2 = 65 %

Carboxyhémoglobine calculée = 1.1 %

Methémoglobinémie = 0.7 %

Lactate sang veineux = 1.1 mmol/L

Calcium ionisé = 0.98 mmol/L

ASAT = 700 UI/L

ALAT = 336 UI/L

ASAT = 700 UI/L

ALAT = 336 UI/L

Bilirubine totale = 12.4 mmol/L

Bilirubine conjuguée = 10.8mmol/L

Bilirubine libre = 1.6 mmol/L

Phosphatase alcaline = 105 UI/L

Gamma-GT = 53 UI/L

Amylase = 150 UI/L

Lipase = 55 UI/L

C-Reactive Protéine = 339.3 mg/L

Procalcitonine = 10.01 ng/mL

Troponine I = 4.1 ng/L

NT-proBNP = 984 ng/L

Créatine phosphokinase = 80 UI/L

Créatine phosphokinase MB = 10 UI/L

Myoglobine = 1 mg/L

Leucocytes = 11.1 Giga/L/L

Erythrocytes = 3.9 Giga/L

Hémoglobine = 12.7 g/dL

Hématocrite = 36 %

Volume globulaire = 91.5 fl

Hématocrite = 36 %

Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine = 32.6 pg

Plaquettes = 150 Giga/L

Neutrophiles = 86.3 % (9.6 Giga/L)

Eosinophiles = 0.1 % (0 Giga/L)

Basophiles = 0.5 % (0.1 Giga/L)

Lymphocytes = 3.6 % (0.4 Giga/L)

Monocytes = 6.4 % (0.7 Giga/L)

Blastes = 0 % (0 Giga/L)

Myélémie = 1 %

Schizocytes = 0 %

Hématocrite = 36 %

Taux de Prothrombine = 76 %

Temps de Quick = 13.8 s

Témoin = 11.5 s

Cofacteur II = 105 %

Cofacteur V = 108 %

Cofacteur VII + X = 99 %

TCA = 29 s

Ratio = 0.99

Fibrinogène = 7.5 g/L

Haptoglobine = 4.8 g/L

ECBU = Stérile

Hémocultures = Stérile

Négative

Positive

ECBC = Stérile

Aspect = Translucide

Éléments = 5 mm3

Hématies = 4 mm3

Coloration de Gram = Absence de germe

Culture = Stérile

Aspect = Incolore, transparent sans culot

Chlorurachie = 130 mmol/L

Glycorachie = 6.1 mmol/L

Lactatorachie = 1.3 mmol/L

LDH = 30 mmol/L

Protéinorachie = 0.31 g/L

Négative

Négative

Foyer de pneumopathie lobaire inférieure gauche

Echographies
 
 
 
 
Scanner
 
 
IRM
 
 

Rythme sinusal

 

Choisissez un diagnostic principal et un diagnostic de précision :

Diagnostic principal : Aucun

Diagnostics secondaires :

Diagnostics associés :

Étiologies d'insuffisance respiratoire aiguë

Choisissez un ou plusieurs diagnostics associés :

QCM 1 - Agent pathogène

Concernant la légionellose, quelles propositions sont vraies ?
A. Elle est causée par une bactérie intracellulaire
B. L’agent principal est Legionella pneumophila
C. La transmission se fait principalement par ingestion d’eau contaminée
D. Elle se transmet par aérosols d’eau contaminée
E. Elle se transmet d’homme à homme
 
Réponses correctes : A, B, D
Explication :
La légionellose est due à une bactérie intracellulaire facultative, principalement Legionella pneumophila. La transmission se fait par inhalation d’aérosols d’eau contaminée.
Références :
  • World Health Organization – Legionellosis fact sheet
  • CDC – Legionella

QCM 4 - Diagnostic

Quels examens permettent le diagnostic de légionellose ?
A. PCR respiratoire
B. Antigénurie urinaire
C. Hémoculture standard
D. Culture sur milieu spécifique BCYE
E. Sérologie
 
Réponses correctes : A, B, D, E
Explication :
Examens diagnostiques utiles : antigénurie urinaire, PCR respiratoire, culture BCYE, sérologie rétrospective.
Référence :
  • Haute Autorité de Santé

QCM 7 - Epidémiologie

Quels sont les sources de contamination possibles ?
A. Les réseaux d’eau chaude sanitaire des établissements collectifs.
B. Les réseaux d’eau chaude sanitaire des habitations individuelles.
C. Les tours aéroréfrigérantes.
D. Les systèmes de ventilation (soufflerie) des avions de ligne.
E. Les systèmes de climatisation domestiques muraux (type split).
 
Réponses correctes : A, B, C
Explication :
  • A - Première source de contamination (hôpitaux, EHPAD, hôtels, bateaux de croisière, logements collectifs). Causes stagnation d'eau tiède 25-45°C, biofilm, contamination par aérosolisation (douche).
  • B - Plus rare mais possible (chauffe eau mal réglé, travaux avec stagnation de l'eau chaude, résidence secondaire).
  • C - Deuxième source en fréquence; le relargage de vapeur d'eau dans l'atmosphère peut provoquer un cluster responsable de contamination à plusieurs km de distance.
  • D - Air sec filtré à 0.3 µm par HEPA (High Efficiency Particulate Air).
  • C - Circuit fermé sans eau stagnante et aérosolisation.
Références :
  • European Centre for Disease Prevention and Control

QCM 10 - Clinique

Concernant la fièvre de Pontiac, quelles propositions sont vraies ?
A. Elle donne une pneumonie interstitielle.
B. Elle provoque un syndrome pseudo-grippal (fièvre élevée brutale, myalgies et céphalées fréquentes).
C. Il s’agit probablement d’une réaction immunitaire à l’exposition.
D. L'antibiothérapie permet un contrôle rapide des symptômes.
E. Décrite en 1968 par le Dr Pontiac.
 
Réponses correctes : B, C
Explication :
  • A : Faux. Absence de pneumonie (contrairement à la légionellose).
  • B : Vrai. Tableau pseudo-grippal typique.
  • C : Vrai. Mécanisme probablement immunologique.
  • D : Faux. Pas d’indication aux antibiotiques.
  • E : Faux. Décrite en 1968 à Pontiac (Michigan, USA).

QCM 13 - Antibiothérapie

Concernant la durée d'anti-biothérapie d'une infection à légionella pneumophila quelles propositions sont vraies ?
A. Durée standard de 5 jours quelque soit l'antibiotique
B. Durée de 5 jours pour l’azithromycine (forme peu sévère).
C. Durée de 14 jours pour les macrolides dans les formes sévères.
D. Durée de 8 jours pour les fluoroquinolones dans les formes sévères.
E. Durée allant à 21 jours dans les formes sévères de l'immunodéprimé.
 
Réponses correctes : B, C, E
Explication :
  • L'azythromycine plus efficace est utilisée 5 jours dans les formes peu sévères de l'immunocompétent et 10 jours chez l'immunodéprimé.
  • Le traitement par un macrolide comme par une fluoroquinolone en monothérapie est de 8 jours dans les formes peu sévères, 14 jours dans les formes sévères et 21 jours dan sle sformes sévères de l'immunodéprimé.
  • QCM 2 - Facteurs de risque

    Quels sont les facteurs de risque de légionellose ?
    A. Tabagisme
    B. Immunodépression
    C. Diabète
    D. Jeunes adultes
    E. Maladie pulmonaire chronique
     
    Réponses correctes : A, B, C, E
    Explication :
    Les facteurs favorisant la légionellose incluent :
    • âge > 50 ans
    • tabagisme
    • maladies chroniques
    • immunodépression
    Le jeune âge n’est pas un facteur de risque habituel.
    Référence :
    • Centers for Disease Control and Prevention – Legionella

    QCM 5 - Antibiotiques

    Quels antibiotiques sont efficaces contre Legionella ?
    A. Amoxicilline
    B. Macrolides
    C. Fluoroquinolones
    D. Aminosides
    E. Tétracyclines
     
    Réponses correctes : B, C, E
    Explication :
    Antibiotiques actifs :
    • macrolides
    • fluoroquinolones
    • doxycycline
    Legionella est une bactérie intracellulaire : elle se multiplie principalement dans les macrophages. Le traitement efficace de la légionellose nécessite des antibiotiques atteignant de fortes concentrations intracellulaires, ce qui n’est pas le cas des pénicillines ni des aminosides.
    Référence :
    • Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française – recommandations pneumonies

    QCM 8 - Diagnostic

    Quels sont les items vrais concernant l’antigénurie de Legionella pneumophila ?
    A. Le test se positive dans les premières 24-48 heures après l’exposition.
    B. Détecte tous les sérotypes de Legionella pneumophila sauf le type 7.
    C. La positivité peut persister jusqu’à 2 mois post-infection.
    D. Une antibiothérapie efficace négative le test rapidement.
    E. La PCR sur prélèvements respiratoires permet d’identifier tous les sérogroupes de Legionella pneumophila ainsi que les autres espèces de Legionella.
     
    Réponses correctes : A, C, E

    Explications :

    • L'antigénurie se positive rapidement et le reste jusqu'à deux mois indépendamment de l'antibiothérapie.
    • L'antigénurie ne détecte que le sérogroupe 1 représentant 82% des cas de légionellose.
    • La PCR détecte l'ADN de Legionella spp permettant le diagnostic des légionelloses de sérogroupe non 1 et d'exceptionnelles légionelloses non pneumophila.

    QCM 11 - Epidémiologie

    Concernant Legionella pneumophila, quelles propositions sont vraies ?
    A. La France présente le taux de légionellose le plus élevé d'Europe.
    B. La légionellose présente une saisonnalité marquée, avec un pic d’incidence entre juin et octobre.
    C. En Europe en 2021, la mortalité globale de la légionellose est stable à environ 9 %, tous âges et toutes formes de gravité confondus.
    D. Seules les formes sévères de légionellose hospitalisées en ICU font l'objet d'une déclaration obligatoire.
    E. En Europe, 30% des cas de légionelloses font suite à un déplacement en faisant une maladie classique du voyageur.
     
    Réponses correctes : B, C

    Explications :

    • A : Faux. La France ne présente pas le taux le plus élevé d'Europe avec 2.8/100.000 habitants (ex : Danemark 4.3, Pays-Bas 4.3, Italie 3.1).
    • B : Vrai. Saisonnalité estivale avec un pic entre juin et octobre.
    • C : Vrai. Mortalité globale ≈ 9 % en Europe en 2021.
    • D : Faux. Déclaration par médecin ou biologiste de tous les cas de légionelloses indépendamment de leur gravité.
    • E : Faux. En 2021, 80% des cas étaient communautaires, les TALD (Travel-Associated Legionnaires' Disease) représentent 10% (6% de voyages intérieurs et 4% internationaux). Il existe une surreprésentation dans les enquêtes épidémiologiques mais la répartition reste ubiquitaire.

    QCM 14 - Antibiothérapie

    Parmi les recommandations 2025 de la prise en charge des PAC graves de l'adulte lesquelles sont vraies ?
    A. Association C3G parentérale + macrolide
    B. Association C3G parentérale + fluoroquinolone.
    C. Bi-antibiothérapie lors de légionelloses graves.
    D. Le macrolide de première intention est l'azythromycine.
    E. La légionellose grave n'est pas une indication à une corticothérapie.
     
    Réponses correctes : A, B, C, E
    Explication :
    • A. Vrai. L'association C3G + macrolide est l'association proposée en traitement des PAC graves de l'adulte.
    • B. Faux; Les fluorquinolones ne sont pas utilisées en premièe intention en raison du risque d'émergence de BMR.
    • C. Faux. La bithérapie n'est pas recommandée en l'absence de preuve de supériorité.
    • D. Faux. L'azythromycine plus efficace ne posséde pas de forme injectable et est donc réservé au forme peu grave de PAC.
    • E. Faux. La corticothérapie par hémisuccinate d'hydrocortisone 200 mg/j est recommandée dans les PAC à l'exception des myélosuppression, pneumopathie d'inhalation et des grippes.

    QCM 3 - Antibiothérapie

    Concernant la légionellose, quelles propositions sont exactes ?
    A. Elle donne une pneumonie aiguë.
    B. Elle s'accompagne souvent de signes digestifs.
    C. Elle s'accompagne souvent d'hyponatrémie.
    D. Elle provoque toujours une toux productive.
    E. Elle peut donner des troubles neurologiques (confusion, troubles de conscience).
     
    Réponses correctes : A, B, C, E
    Explication :
    Les signes extra-pulmonaires cliniques ou biologiques (hépatite, insuffisance rénale, troubles neurologiques, diarrhées, hyponatrémie) sont très évocateurs d'une légionellose sans être pathognomonique.
     
    Référence :
    • Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française

    QCM 6 - Agent pathogène

    Concernant Legionella pneumophila, quelles propositions sont vraies ?
    A. Bacille Gram négatif faiblement colorable
    B. Bactérie intracellulaire facultative
    C. Possède un système de sécrétion de type IV
    D. Se multiplie dans les macrophages alvéolaires
    E. Se cultive facilement sur gélose sang
     
    Réponses correctes : A, B, C, D
    Explication :
    Piège : La culture nécessite un milieu BCYE (Buffered Charcoal Yeast Extract).
    Références :
    • World Health Organization – Legionellosis fact sheet
    • Centers for Disease Control and Prevention – Legionella (2023)
    • Collège des enseignants d’infectiologie – ECN

    QCU 9 - Antibiothérapie

    Quel est le macrolide le plus efficace contre Légionella pneumophila ?
    A. Spiramycine
    B. Clarithromycine
    C. Erythromycine
    D. Azithromycine
    E. Roxithromycine
     
    Réponses correctes : D
    Explication :
    Signes fréquents :
    • La clarithromycine, la roxithromycine et la josamycine sont plus efficaces in vitro vis-à-vis de Legionella que l’érythromycine.
    • La spiramycine a une moindre activité in vitro sur Legionella que l’érythromycine.

    L’azithromycine est la molécule la plus active de la famille des macrolides.

    QCU 12 - Pronostic

    Concernant le pronostic des pneumopathies à Légionella pneumophila quelles propositions sont exactes ??
    A. La mortalité des légionelloses nosocomiales est plus élevée que celle des formes communautaires.
    B. En réanimation, la mortalité des légionelloses peut atteindre 28 à 41 % selon les études.
    C. La présence d'une hyponatrémie est un facteur pronostic péjoratif.
    D. La présence d'une cytolyse est un facteur pronostic favorable.
    E. Environ 25 % des formes sévères présentent une IRA KDIGO 3 nécessitant une EER.
     
    Réponses correctes : A,B,E
    Explication :
    Signes fréquents :
    • A : Vrai. Les formes nosocomiales sont plus graves et plus létales.
    • B : Vrai. En réanimation, la mortalité peut atteindre 30–40 % selon les séries. Une étude récente de 2025, retrouve une mortalité en ICU à 13% 10.1186/s41479-025-00173-z. incluant une population mixte dont 58 % sous ventilation invasive).
    • C,D : Faux. L’hyponatrémie et la cytolyse hépatique n’ont pas de valeur pronostique démontrée.
    • E : Vrai. Pathologies sévères de réanimation avec plus de 50% de ventilation mécanique dont 1/3 de SDRA sévère, 50% de choc septique et 1 malade sur 4 en EER dans les formes ventilées.

    L’azithromycine est la molécule la plus active de la famille des macrolides.

    Référence :

    QCU 15 - Antibiothérapie

    Concernant l'antibiothérapie d'une légionellose en unité de soins intensifs (USI), quelles propositions sont vraies ?
    A. La bithérapie antibiotique échoue à démontrer une supériorité dans les études cliniques.
    B. La spiramycine, moins efficace que l'érythromycine, est pourtant le premier macrolide recommandé.
    C. La bithérapie antibiotique est largement utilisée en pratique clinique en USI.
    D. La monothérapie par une fluoroquinolone est probablement le meilleur traitement.
    E. La précocité de l’antibiothérapie constitue un facteur pronostique reconnu.
     
    Réponses correctes : A, B, C, D, E
    Explication :
    • A - Vrai. L'utilisation d'une bithérapie échoue à démontrer un bénéfice pronostique dans la plupart des études.
    • B - Vrai. Malgré une efficacité inférieure à celle de l'érythromycine, la spiramycine a longtemps été largement utilisée et recommandée dans certaines pratiques.
    • C - Vrai. En pratique, la bithérapie antibiotique est très largement utilisée par les réanimateurs.
    • D - Vrai. L'utilisation d'une fluoroquinolone ressort dans l'étude de Cecchini et al. comme facteur pronostique favorable.
    • E - Vrai. La précocité thérapeutique est un facteur pronostique retrouvé dans de nombreuses études et pourrait expliquer l'absence de bénéfice démontré des bithérapies.
    Score total : 0 / 15

    Date de dernière mise à jour : 06/04/2026

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