
La mortalité des LAM suit un rythme en deux phases, une phase initiale de forte mortalité allant du diagnostic à 45 jours puis une phase de mortalité progressive et constante.
Les patients non admis en MIR correspondent à des patients récusés en raison de leur âge ou de comorbidités qui rendent les soins déraisonnables. Dans les deux populations la première phase de décès correspond à la survenue de complications létales provoquées par la maladie (hémorragies, défaillances d'organes, complications infectieuses précoces liées aux spécificités de la leucémie). Après environ 45 jours, la mortalité est liée aux complications des thérapeutiques ou à l'échappement thérapeutique précoce.
La mortalité est significativement plus importante à 1 mois en MIR mais ceci correspondant à un biais de sélection, les patients entrant étant sélectionné par leur gravité accrue. Par contre, il est intéressant de souligner que l'admission en MIR ne permet pas de changer fondamentalement le pronostic des patients.