Vérification indispensable : le rocuronium provoque une paralysie respiratoire. Administrer uniquement après une anesthésie adéquate, par un professionnel formé, avec ventilation, oxygénation, monitorage, matériel de réanimation et stratégie de décurarisation immédiatement disponibles. Confirmer avec la prescription, le RCP et le protocole local.
Calcul de dose
Saisir un poids strictement supérieur à 0.
Dose théorique calculée à 1,2 mg/kg
Volume à prélever à 10 mg/mL
Flacons de 50 mg à préparer
Le nombre de flacons est arrondi à l’entier supérieur. La dose réellement administrée reste celle prescrite.
Posologie et administration
Posologie indiquée : 1,2 mg/kg IV
Délai d’action :environ 1,5 minute Durée d’action : environ 30 à 40 minutes.
Prélever le volume calculé dans une seringue, sans dilution, conformément au protocole.
Concentration : 10 mg/mL
Incompatibilités
Ne pas mélanger dans la même seringue ou tubulure avec un médicament sans compatibilité établie.
Des incompatibilités physiques ont notamment été rapportées avec l’amoxicilline, l’amphotéricine B, l’azathioprine, la céfazoline, la cloxacilline, la dexaméthasone, le diazépam, l’énoximone, l’érythromycine, la famotidine, le furosémide, l’hydrocortisone, l’insuline, l’intralipide, le méthohexital, la méthylprednisolone, le thiopental, le triméthoprime et la vancomycine.
Informations pratiques
Abord veineux
Voie périphérique, injection IV selon le protocole.
Rincer la tubulure avec du NaCl 0,9 % entre deux produits incompatibles.
Conservation
Solution prête à l’emploi. Après ouverture ou dilution, appliquer le RCP et le protocole local ; à défaut, utiliser immédiatement.
M03A — Myorelaxants à action périphériqueM03AC09 — Bromure de rocuronium
Effets indésirables et surveillance
Effets indésirables
Réactions liées à l’administration
Douleur ou réaction au point d’injection.
Tachycardie ou hypotension.
Bloc neuromusculaire
Bloc prolongé et retard de récupération.
Faiblesse musculaire, paralysie flasque ou curarisation résiduelle pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes et une insuffisance respiratoire.
Myopathie, notamment lors d’une administration prolongée en réanimation et en association avec des corticoïdes.
Effet insuffisant, augmenté ou diminué selon le terrain, les interactions et les conditions métaboliques.
Précautions d’emploi
Le curare doit être administré après une anesthésie ou une sédation adéquate. Il n’a ni effet hypnotique ni effet antalgique.
Contre-indication : hypersensibilité connue au rocuronium, à l’ion bromure ou à l’un des excipients.
Prudence en cas de maladie neuromusculaire ou de myasthénie : réponse souvent majorée et prolongée.
Anticiper une durée d’action modifiée en cas d’insuffisance hépatique, biliaire ou rénale, chez le sujet âgé, en situation d’obésité, d’hypothermie, de brûlure ou de trouble hydro-électrolytique/acido-basique.
En cas de voie aérienne potentiellement difficile, prévoir une stratégie d’intubation, d’oxygénation et de secours avant l’injection.
Grossesse : décision médicale après évaluation du bénéfice et du risque selon le contexte.
Surveillance
Ventilation et oxygénationSurveillance continue de la SpO₂ et de la ventilation/capnographie ; ventilation assistée jusqu’à récupération suffisante.
Bloc neuromusculaireMonitorage quantitatif au TOF, idéalement au muscle adducteur du pouce, jusqu’à récupération documentée avant extubation.
HémodynamiqueECG, fréquence cardiaque et pression artérielle en continu.
HypersensibilitéRechercher brutalement hypotension, tachycardie, bronchospasme, érythème, urticaire ou œdème.
Fin de blocRechercher faiblesse, hypoventilation ou obstruction des voies aériennes ; appliquer la stratégie de décurarisation prescrite.
Date de dernière mise à jour : 23/09/2026
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