Métrodinazole (Flagyle®) pour perfusion continue IV

Vérification indispensable : confirmer l’indication, la posologie, la durée, les interactions et les modalités d’administration avec la prescription, le RCP du produit disponible et le protocole local. L’antibiothérapie doit être réévaluée selon la documentation microbiologique.
Présentation de métronidazole pour perfusion

Posologie usuelle

500 mg toutes les 8 heures
soit 500 mg × 3/jour par voie IV.

Pour une solution dosée à 5 mg/mL, une dose de 500 mg correspond à 100 mL.

La posologie et la durée dépendent du foyer, de la gravité de l’infection et des recommandations d’antibiothérapie. Une durée de 7 jours est souvent suffisante ; toute prolongation doit être réévaluée.

Fonction rénalePas de réduction posologique systématique. En hémodialyse, programmer la dose habituelle après la séance les jours de dialyse.
Fonction hépatiqueEn cas d’insuffisance hépatique sévère, réduction de dose nécessaire et individualisée selon la prescription, le RCP et le protocole local.

Schéma présenté pour l’adulte et l’adolescent dans le traitement des infections anaérobies ; il ne remplace pas une prescription individualisée.

Administration et informations pratiques

Présentation prédosée
500 mg dans 100 mL, soit une concentration de 5 mg/mL.

Perfuser 100 mL sur 60 minutes habituellement.
Ne pas administrer en moins de 20 minutes.

Abord veineux
Voie périphérique ou centrale en perfusion IV lente selon le protocole.

Compatibilité
Administrer séparément les antibiotiques associés. La solution peut être diluée dans du NaCl 0,9 % ou du glucose 5 %. Rincer la tubulure entre deux médicaments si la compatibilité n’est pas établie.

Conservation
Conserver à une température ne dépassant pas 25 °C, dans l’emballage extérieur et à l’abri de la lumière. Poche ou flacon à usage unique : éliminer tout reliquat.

J01X — Autres antibactériensJ01XD01 — Métronidazole

Effets indésirables et surveillance

Effets indésirables

  • Digestifs et buccaux
    • Nausées, vomissements, diarrhée, gêne épigastrique.
    • Goût métallique ou amer, langue chargée, glossite ou stomatite.
    • Rarement : pancréatite ou colite pseudomembraneuse.
  • Neurologiques
    • Céphalées, vertiges, somnolence, ataxie ou troubles visuels.
    • Neuropathie périphérique avec paresthésies, particulièrement lors des traitements prolongés ou à fortes doses.
    • Rarement : encéphalopathie, confusion, hallucinations ou convulsions.
  • Hématologiques et infectieux
    • Surinfection fongique.
    • Leucopénie, neutropénie, thrombopénie ou pancytopénie, surtout lors d’une exposition prolongée.
  • Hypersensibilité et peau
    • Prurit, urticaire, œdème de Quincke ou anaphylaxie.
    • Réactions cutanées graves : syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, DRESS ou pustulose exanthématique aiguë généralisée.
  • Foie, rein et voie veineuse
    • Élévation des enzymes hépatiques, hépatite ou ictère.
    • Coloration foncée des urines, sans gravité en l’absence d’autre anomalie.
    • Irritation veineuse pouvant aller jusqu’à la thrombophlébite.

Surveillance

Clinique et efficacitéTempérature, évolution du foyer infectieux et résultats microbiologiques ; réévaluer quotidiennement l’indication, la voie IV et la durée.
NeurologiqueRechercher paresthésies, douleurs des extrémités, ataxie, vertiges, confusion, troubles visuels ou convulsions. Signaler immédiatement tout symptôme neurologique nouveau.
DigestifSurveiller nausées, vomissements et transit. Une diarrhée persistante ou sévère, pendant ou après le traitement, fait rechercher une colite à Clostridioides difficile.
BiologieNFS lors d’un traitement prolongé ou répété. Bilan hépatique si atteinte hépatique, traitement prolongé ou symptômes évocateurs ; vigilance renforcée en cas de syndrome de Cockayne.
Voie veineuse et peauContrôler le point de perfusion et rechercher rash, décollement cutané, atteinte muqueuse, œdème ou signes d’anaphylaxie.
InteractionsÉviter l’alcool pendant le traitement. Vérifier notamment les traitements par antivitamine K, lithium, disulfirame, phénytoïne, carbamazépine, ciclosporine ou tacrolimus.

Arrêter et demander un avis médical urgent devant une réaction cutanée sévère, une anaphylaxie, une neuropathie, une encéphalopathie, des convulsions ou une hépatotoxicité suspectée.

Source de référence : RCP de METRONIDAZOLE B BRAUN 0,5 %, solution pour perfusion — Base de données publique des médicaments, mise à jour ANSM du 16/12/2025.

Date de dernière mise à jour : 21/09/2026

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