Adaptation au jeûne
Le glucose est la source énergétique principale de l’organisme utilisé directement en post-prandiale ou stocké sous forme de glycogène musculaire et hépatique (glycogénosynthèse) et sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux.
Lors du jeûne, les réserves de glycogène hépatique (glycogénolyse) et musculaire, sont utilisées en priorité. Après 24 à 72 heures, les réserves sont fortement diminuées et l’organisme passe de l’utilisation du glucose à celle des protéines (néoglucogénése) et des graisses (lipolyse et ß-oxydation). Les corps cétoniques sont l'essentiel des apports énergétiques.
La sécrétion d'insuline diminue alors que la sécrétion de glucagon augmente.
A long terme, on observe une fonte musculaire et des masses grasses avec une diminution du volume cellulaire.
Les taux intracellulaires de potassium, de phosphate, de magnésium et de calcium diminuent car l’énergie intracellulaire est insuffisante à maintenir un pompage ionique actif.
Les réserves de vitamine B1 (thiamine), cofacteur essentiel de l’oxydation du glucose, de la protéolyse, de la production d’acétyl-CoA et du cycle de Krebs sont épuisées en dix à vingt jours.
Une fois l’organisme adapté à ces modifications, la survie peut durer plusieurs mois à condition que le jeûne ne soit pas absolu.