En réanimation médicale (MIR) à Nice, la N-acétylcystéine (NAC) est utilisée de manière ciblée dans les cas de choc réfractaire (noradrénaline > 1 γ/kg/min) associés à des signes de foie de choc, tels qu'une cytolyse > 100N ou l'apparition avérée d'une insuffisance hépatique aiguë (IHA). Cette approche repose sur une justification théorique : un état de choc sévère induit un stress oxydatif, souvent aggravé par un contexte de dénutrition. La carence en glutathion endogène qui en résulte compromet la capacité à réparer les effets du stress oxydatif au niveau des hépatocytes, ce qui aggrave l'IHA et perpétue l'état de choc initial. L'administration de NAC viserait à restaurer les réserves de glutathion endogène et à limiter les lésions hépatiques.
Quelle est le ratio risque/bénéfice de cette approche ?
Risque :
Faible : la NAC est une molécule présentant peu d’effets indésirables.
Bénéfice :
En l’absence d’un essai clinique randomisé (RCT) spécifique à cette population souffrant d’IHA post-choc, le bénéfice ne peut être affirmé avec certitude.
Cette pratique peut être envisagée avec une recommandation faible et un niveau de preuve faible. Par ailleurs, ce sujet n’est pas abordé dans les recommandations de la Surviving Sepsis Campaign.